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Lire plusUne augmentation de 18 % des 65 ans et plus en 10 ans
Le vieillissement de la population, notamment le phénomène de double vieillissement, entraîne une augmentation de la demande pour des logements adaptés aux besoins des seniors. Ces dix dernières années, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans a augmenté de 18 %. Cette tendance de croissance va s’accélérer dans les années à venir, pour atteindre environ 25 % de la population d’ici 2060.
À Harelbeke, par exemple, 26 % des habitants ont déjà plus de 65 ans, et le délai d’attente pour une résidence sociale est d’au moins un an. En plus de leur nombre croissant, les seniors vivent plus longtemps. Cette hausse est accentuée par l’arrivée massive des baby-boomers à l’âge de la retraite.
Un vieillissement plus rapide en Flandre, mais la Wallonie suit
En Flandre, le vieillissement progresse plus rapidement. À Bruxelles, le phénomène suit une trajectoire inversée pour l’instant, mais il finira par s’y manifester dans les années à venir. Ces différences s’expliquent en partie par les choix de résidence qui dépendent de la phase de vie dans laquelle une personne se trouve. Par exemple, les communes côtières affichent un taux de vieillissement particulièrement élevé, tandis que ce taux reste faible à Bruxelles.
Les seniors d’aujourd’hui
Contrairement aux idées reçues, le vieillissement pose plus de défis au système des retraites qu’au secteur de la santé. En effet, en parallèle de l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre d’années vécues en bonne santé progresse également. Les seniors modernes restent actifs : nombreux sont ceux qui participent à des activités bénévoles. L’idée qu’un retraité devient automatiquement un fardeau économique est dépassée. Ce n’est qu’à partir de 80 ans que l’autonomie diminue de manière significative.
Les impacts sociaux du vieillissement
Avec l’augmentation du nombre de seniors, la demande en assistance sociale, en soins de santé et en infrastructures augmente également. Les besoins incluent des logements plus petits, accessibles et confortables, pour répondre à la croissance des ménages d’une seule personne. Les soins médicaux devront aussi s’adapter, avec une demande accrue en soins prolongés et en accompagnement de fin de vie.
Être mal préparé au vieillissement : la porte ouverte à la solitude
Vieillir dans son propre logement est une priorité pour la majorité des Belges (75 %). Pourtant, peu de gens anticipent les besoins d’une vie moins mobile lorsqu’ils déménagent ou construisent leur maison. C’est une erreur coûteuse à long terme. Penser dès le départ à des aménagements comme des portes larges et des prises de courant accessibles permettrait d’éviter bien des problèmes à l’avenir.
Dans les zones rurales, les infrastructures manquent souvent. Les commerces locaux disparaissent et les enfants partent travailler ailleurs, laissant les seniors dans des logements inadaptés, sans aide à proximité, et souvent isolés. C’est le terreau parfait pour la solitude. Les infirmiers à domicile passent plus de temps sur la route que chez leurs patients en raison de leur éloignement géographique.
La spirale de la solitude chez les seniors
La solitude touche de plus en plus les seniors. En 2017, 8 % des 65 ans et plus se sentaient seuls plusieurs fois par semaine. En 2020, ce chiffre est monté à 17 %, avec une nette aggravation depuis la pandémie. Les conséquences de la solitude ne se limitent pas à un sentiment d’isolement : elles incluent une diminution de l’activité physique, une mauvaise alimentation, et des problèmes de santé mentale et physique. Ces effets peuvent être aussi graves que des facteurs de risque connus comme le tabagisme ou l’alcoolisme.
L’importance de la localisation dans la lutte contre la solitude
La mobilité réduite des seniors amplifie leur isolement, notamment dans des zones rurales. Vivre à proximité de services, commerces et infrastructures peut considérablement améliorer leur qualité de vie, facilitant les interactions sociales et l’accès aux soins.
40 % des 65 ans et plus disposent d’un revenu mensuel inférieur à 1 200 €
Imaginons que, lors de votre dernier déménagement, vous n’ayez pas pris en compte votre future mobilité réduite. Vous avez opté pour le calme de la campagne, et vos enfants se sont installés loin pour des raisons professionnelles. Un samedi ensoleillé, confortablement installé dans votre vaste jardin avec vue sur les champs, vous réalisez que cette situation pourrait devenir problématique à l’avenir. Deux options s’offrent alors à vous : soit vous investissez dans des aménagements coûteux comme un monte-escalier, l’élargissement des portes, le déplacement de votre chambre au rez-de-chaussée, la rénovation de votre salle de bain, tout en acceptant de voir de moins en moins de monde ; soit vous choisissez de déménager à temps vers un endroit où tout est accessible, où vous pouvez facilement discuter avec vos voisins et où votre logement est adapté à vos besoins actuels et futurs.
Cela dit, ces deux solutions ne sont pas toujours simples à mettre en œuvre. Elles représentent un investissement financier considérable, alors même que, après votre départ à la retraite, vous devrez généralement composer avec une réduction d’un tiers de vos revenus. En Belgique, 62 % des 65 ans et plus vivent avec moins de 1 500 € par mois, et 40 % doivent se contenter de moins de 1 200 € par mois. Dans le même temps, les loyers des résidences-services sur le marché privé oscillent entre 1 000 € et 1 200 € par mois. Un budget qui laisse peu de marge une fois les dépenses essentielles ajoutées : électricité, chauffage, alimentation, sans parler d’activités pour profiter pleinement de votre retraite. Car, après tout, l’objectif n’est-il pas de vivre sereinement et confortablement, plutôt que de rester enfermé chez soi à contempler un compte épargne qui se vide peu à peu ?
Le marché en croissance des résidences-services
Face au vieillissement rapide, la demande en logements adaptés augmente. Cependant, les promoteurs immobiliers se concentrent principalement sur le segment haut de gamme, laissant un déficit important dans l’offre de résidences-services abordables. Ce manque alimente les listes d’attente pour les logements sociaux tandis que des projets plus coûteux restent vacants.
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Une interruption planifiée, et non un arrêt indéterminé
Le reportage évoquait également une mise en pause du chantier. Cette formulation mérite toutefois d’être nuancée. Il ne s’agit ni d’un arrêt imprévu ni d’une incertitude concernant la poursuite du projet.
Cette interruption temporaire fait pleinement partie de la planification du chantier. Unibricks a délibérément choisi de ne pas lancer une nouvelle phase intensive de gros œuvre pendant les périodes les plus importantes pour l’activité touristique locale. Cette décision tient compte des intérêts des professionnels du tourisme, des commerçants, des visiteurs et des riverains.
La saison estivale représente une période essentielle pour l’économie de Bouillon et de ses environs. En limitant les activités de chantier durant ces mois, les éventuelles nuisances pour la vie touristique et économique locale sont réduites au minimum.
Une période utile à la préparation du chantier
Cette période planifiée remplit également une fonction opérationnelle importante. Elle permet aux différents partenaires de préparer minutieusement la prochaine phase, de finaliser les coordinations techniques et d’organiser efficacement la poursuite des travaux.
Selon le calendrier actuel, l’entreprise chargée du gros œuvre reprendra ses activités après la période hivernale. La poursuite du projet s’inscrit donc pleinement dans le phasage prévu.
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